Voie Romaine et Alpage de la Rollaz
Cascade du glacier de Tré la Tête


Chemin des Rochassets hiver


Chemin des Rochassets ver le Col du Bonhomme (2)


Chemin des Rochassets ver le Col du Bonhomme


La Rollaz aiguille de la Pennaz


La Rollaz vers le Col du Bonhomme


Le Pont  Romain


Le Pont Romain (Pont de la Téna)


Le Pont Romain Pont  de la Téna


La Voie Romaine

Le pont de de la Tena et le Col du Bonhomme

        L’occupation du Val Montjoie par les humains est très ancienne.  Sous le siècle d’Auguste, elle  favorisait l’autorité romaine pour les Allobroges et les Ceutrons. La voie Romaine était une voie de communication stratégique vers 1793.
Des pièces de monnaie (de Claude et Néron)  ont été retrouvées au col du Bonhomme (2329 m).
        Lors de la montée au col, les blocs éboulés sont un aperçu de la complexité du terrain constitué d’écailles de la couverture du Mont Blanc interne.
 

        Depuis le site de Notre Dame de la Gorge, les habitants des Contamines, à l’aide de leurs mulets, portaient les bagages des tourismes et des randonneurs jusqu’au Col du Bonhomme. (Chapitre des Colporteurs au village de Saint Nicolas de Véroce).
        Les villageois étaient propriétaires d’animaux domestiques : vaches, veaux, taureaux.  Chaque année de nombreuses bêtes passaient par le Col du Bonhomme pour être vendus en Val d’Aoste ou en  Tarentaise où ils étaient très appréciés.
        Colporteurs (fenestrelles et magnins*), voyageurs, cristalliers, alpinistes,  randonneurs, nombreux animaux....  cette voie romaine pourrait témoigner de biens des secrets sur ce passé historique entre le Val Montjoie et l’Italie.

        Le col du Bonhomme servait de frontière en reliant le Val Montjoie au Val d’Aoste (Italie) par le Col de la Seigne (Les Chapieux). 
        Après avoir franchi le pont de la Gorge, le chemin monte d’une façon assez soutenue  par le chemin des Rochassets recouvert de dalles lisses de granit érodées par les glaciers.
        Ce chemin est dit « romain » et passe devant la croix des Rochassets pour atteindre le pont Romain datant des années 1780. Jadis, il fut emprunté par les hommes, chevaux  et mulets. Ce pont est aussi nommé « Pont de la Téna ».

L’inscription sur le gros rocher : « Passant honore an ce lieu la Raine des Cieux 1795 – 1827) »
        L’inscription gravée sur le rocher rappelle le souvenir d’un bûcheron qui remerciait la Raine des Cieux de l’avoir épargné lors de sa chute. Beaucoup de personnes, ont par la suite, étaient sauvés d’une mort certaine en tombant au même lieu.

        En 1355, le Faucigny sera intégré à la Savoie et le Col du Bonhomme perdra son statut de frontière. Le château de Montjoie sera abandonné au milieu du XVIIème siècle. Le Val Montjoie devient possession de la « Maison de Savoie ».

        En 1860, après l’annexion de la Savoie à la France, le passeport devient nécessaire pour passer le col.

        Suite à la visite de l’Empereur Napoléon III en Haute Savoie, après le rattachement de la Savoie à la France (1860), le sentier du Col du Bonhomme sera aménagé (1861-1866).
        Actuellement, l’entretien des sentiers est réalisé par les services techniques de la Commune des Contamines Montjoie, le Conseil Général, l’O.N.F. (Office National des Forêts) et la Réserve Naturelle. (Asters).


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*Hubert Bessat commente le passage du Col du Bonhomme : les colporteurs étaient appelés des « fenestrelles » nom d’un village Piémontais. Les étameurs étaient appelés les « magnins ». Ils parlaient en « argot du métier » et ils arrivaient du Val Saona ou de l’Orca au sud du Grand Paradis. Tous étaient spécialisés et exportaient leur savoir faire. Certains sont restés dans la Vallée de l’Arve et sont devenus chaudronniers et décolleteurs. 

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Le Pont Romain Pont de la Téna


Rochassets  inscription


Pont naturel


Pont  naturel


Les Rochassets et  face au Solié


Le Pont Romain Pont de la Téna


Rochassets


Rochassets voie romaine


Rochassets vers le Col du Bonhomme