Le Chef Lieu des Contamines Montjoie


Arrivée aux Contamines par le Pont des Crueys


Centre du Village


Comme l'expression allez en Coutère


Contamies centre


Contamines l'église école espace animation


Contamines Eglise et Mont Joly


Contamines Eglise Ste Trinité et Dômes de Miage


Contamines espace animation


Contamines fontaine en granite


Contamines fontaine Mairie et O.T.


Contamines La Bérangère


Contamines La Cité Montjoie et le Cinéma


Contamines La Frasse en automne


Contamines la Villa date de 1906


Contamines la Villa construite en 1906 avec balcon en bois


Contamines le dernier ours tué en 1835 vers la Combe Noire


Contamines Le Mont Joly


Contamines Le Nant Fandraz


Contamines Le Servan


Contamines Le Val Montjoie et le Mont Joly


Contamines Montjoie Haute Savoie


Contamines Montjoie le chef lieu (2)


Contamines Montjoie le chef lieu (3)


Contamines Montjoie le chef lieu


Contamines Montjoie le village


Contamines vue sur le Mont Joly


Contamines éparron de 1963


Contamines Montjoie fête Muletiers


Contamines Montjoie fête des Mulet et son bât

Le chef lieu

Les Contamines Montjoie

 

Situation géographique

        Le village des Contamines-Montjoie est situé en Haute Savoie à 1 164 m d’altitude. Il est entouré à l’est par les Dômes de Miage (3 673m) l’aiguille de Bionnassay (4 052 m), domaine de la Réserve Naturelle et à l’ouest par le Mont Joly (2 525 m), les Têtes de Véleray et de la Combaz,  domaine de sports d’hiver. 
        Au Sud, après la célèbre voie romaine, se situe le Col du Bonhomme qui marque la frontière Franco italienne.
        Pour accéder aux Contamines Montjoie la route  passe par le pont des Crueys (Cruets).

Au moyen-âge

        Au moyen âge, les Contamines « condamine ou contamine » signifiait : pièce de terre labourable faisant partie de la réserve seigneuriale.
        Depuis le XIIème siècle, à l’emplacement de l’actuelle Eglise Sainte Trinité, se dressait le château de « Montjoie » entouré de ses terres. Sa situation stratégique,  au centre du village, lui permettait de surveiller  les passages de Saint Gervais jusqu’au Col du Bonhomme. Il appartenait à la famille de Faucigny et faisait partie intégrante des neuf châtellenies du Faucigny.  La princesse Béatrice de Faucigny y séjourna. Ses albergements (de 1287 à 1307) permettront aux paysans des Contamines Montjoie d’acquérir certaines montagnes. Le châtelain résidait aux Contamines. Les armes de « Montjoie » portent le Lion d’Or en champ d’azur.
        Une des tours du château de Montjoie servira de base à la construction du clocher de l’Eglise Ste Trinité.
        Les Contamines Montjoie dépendaient de la paroisse de Saint Nicolas de Véroce.
        Le Chef lieu et les hameaux étaient considérés comme « le quartier d’en haut » de St Nicolas de Véroce.
        La paroisse était très éloignée et difficile d’accès l’hiver pour les habitants du fond de la vallée (La Gorge, le Pontet, la Duchère, l’Ile...). Les chemins d’accès des hameaux n’étaient que des chemins de muletiers. 
        Dix ans de patience et de démarche aboutiront à la construction de l’église. La désunion d’avec la paroisse de St Nicolas de Véroce sera prononcée en 1760.
        Les habitants du fond de la vallée intègreront la nouvelle paroisse.

Le village s’ouvre vers l’extérieur

        Suite au rattachement de la Savoie à la France en 1860, La visite de Napoléon III, permettra d’améliorer la route reliant St Gervais aux Contamines. 
        La voie ferrée arrive à St Gervais-Le Fayet le 15 août 1898.
        Un service de cars, en 1922, avec St Gervais permettra la liaison.
        La route d’accès au village sera élargie vers 1900 et goudronnée à la fin de l’année 1929. Grâce à la chute du Bon Nant l’électricité sera installée dès 1921.

        Dès lors, le village des Contamines abandonne doucement son autarcie. Les habitants de la vallée étaient propriétaires de leurs animaux domestiques : vaches, veaux, taureaux, moutons, chèvres ... Le commerce du bétail ainsi que le commerce des produits d’élevage (produits laitiers) étaient florissants et apportaient d’importantes ressources aux villageois.

        L’agriculture assurait l’alimentation des familles. Le Val Montjoie possédait de nombreux moulins, forges. Les cultures du chanvre et de l’orge (pour le café) étaient importantes.

        Petit à petit, l’activité agricole fut abandonnée en faveur de l’activité touristique. Les agriculteurs trouveront dans cette activité secondaire, une source de nouveaux revenus et surtout un travail moins rude.

        Le paysage change, les  « trosses » reliées pour glisser le long des pentes du Mont Joly seront remplacées par les skieurs.   

        La Commune s’enrichira grâce au tourisme. Elle améliorera la vie agricole et les touristes profiteront de la vente des produits d’élevage et de culture. Du travail sera fourni aux habitants par la construction de nombreux chalets. 

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        Les habitants étaient nommés les Contamnards. Actuellement, ce sont : les Contaminards.  

En 1949, les Contamines deviennent les « Contamines Montjoie» (décret du 26 septembre 1949).

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Les Premiers Hébergements

L’hôtel de l’Union

        Vers 1837, le premier hôtel « L’hôtel du Bonhomme » abrite les cristalliers, les chasseurs, quelques physiciens suisses... dont Horace Bénédict de Saussure.

        Après l’annexion de la Savoie à la France (1860) il devient « hôtel du Val Montjoie ».  Puis il prendre le nom « d’hôtel de L’Union ». A l’époque, le gérant de l'hôtel de l'Union amène les touristes  arrivant au train jusqu'aux Contamines à l’aide de ses chevaux.  En 1920, le propriétaire est Rémy Camors aidée de son épouse Gabrielle. Ils seront les créateurs de « L’hôtel du Bonhomme ».  En 1931, l’hôtel devient la propriété de Ruffin Barbier sur un coup du hasard. Il accueillera les clients de l’hôtel pendant près de 50 ans et le rebaptisera « Le Val Montjoie ». C’est l’époque des nouvelles installations : chauffage central et eau chaude.
        L’hôtel de l’Union sera transformé en crêperie portant actuellement le nom « Les Airelles » mais on peut encore y lire sur la façade « Le Val Montjoie » car les propriétaires sont des descendants de Ruffin Barbier.  

L’hôtel de la Bérangère

        En 1906, l’hôtel de la Bérangère accueille des alpinistes venus en excursion autour du Mont Blanc ;   En 1912 au décès de Placide, c’est Clarisse Barbier, chapelière, qui reprend l’hôtel avec l’aide de sa famille. Ensuite,  Ernest et Fernande Mollard deviennent propriétaire. Ernest installe le chauffage et l’eau courante en 1934.
        En 1942-1943, l’hôtel de la Bérangère, souffrira des affres de la seconde guerre mondiale. En 1948, Ernest laissera à son épouse et sa fille le soin de continuer l’aventure et en 1952 l’hôtel possède 55 lits et une ligne de téléphone le n°2.

        En 1906, Henri Mollard (dit Gorgeon) agriculteur et Placide, son fils, rehaussent la ferme familiale et la transforme. Le frère de Placide, Adrien, construira une boulangerie.
        L’hôtel fermera en 1994. Aujourd’hui, la brasserie accueille toujours les touristes. Madame Gayet Tancrède (veuve d’un officier) et mère de Samivel séjournera à la Bérangère avant la construction de sa résidence aux volets bleus (1926).

La première résidence secondaire

        Pour financer l’hôtel, un terrain sera vendu, au centre du village. Un « Monchu » Mr Reybell, achètera ce terrain et deviendra  le premier résident secondaire des Contamines. Avec son épouse, la première résidence secondaire se nommera : « Le Refuge ».  Puis viendra le tour de la Famille Picard d’en devenir propriétaire. Dès 1905, les fidèles touristes des Contamines Montjoie achèteront, peu à peu, des terrains pour construire leurs résidences secondaires.

 Le Café Ronchail

        Quatre hôtels accueillent les touristes en 1939. Quelques appartements meublés et beaucoup de bistrots. L’épicerie de Jean-Pierre Ronchail se verra nantie d’un débit de boissons et deviendra le « Café Ronchail ». En 1952, le bistrot, tenu par Firmin et sa mère Sarah « chez Firmin » sera très populaire.    

Le Gai Soleil

        En 1823, Pierre Joseph Mermoud (né en 1871) construira  sa ferme  avec une très jolie porte encadrée de deux pilastres en tuf et surmontée d’un arc en « anse de panier ».
        Puis, Albert, son petit fils, agriculteur et éleveur, transformera la ferme pour aménager deux chambres pour les touristes en période estivale. Il n’abandonnera pas, pour autant, son activité pastorale et continuera d’exploiter les alpages de la Bûche croisée et de Roselette. Le café de la pension de famille accueillera les villageois des Contamines dans une ambiance sympathique. Après la guerre, c’est Marie Mermoud avec l’aide de ses frères et sœurs qui, suivant les conseils de l’architecte Sarthou, transformera les chambres. En 1947, la pension de famille du Gai Soleil devient hôtel du Gai Soleil.
        Samivel laissera des souvenirs heureux au Gai Soleil.
        Alice Courvoisier (devenue Me Pelloux) aidera la famille Mermoud jusqu’au jour où Max Camors l’engagera pour travailler à l’hôtel des Dômes (1954).
        La famille Mermoud est à l’origine  du groupe folklorique « Les Verdasses ».

La villa

        Quelques 100 m au-dessus de l’Eglise Ste Trinité, en 1906, un homme François Honoré Mollard, construira une maison ayant l’aspect d’une grande bâtisse toute blanche, sur deux étages avec des portes en granite et un grand balcon en fer forgé. Les chambres seront louées aux vacanciers dès 1910. Vers 1930, les jeunes filles viendront suivre des cours « d’école ménagère ». 
        Vers 1960, la « Villa » deviendra « Les Sorbiers » sur l’initiative de Lucie et Raymond Mollard. Elle  sera habillée avec des balcons en bois. 

Hôtel du Bonhomme

        En 1930, Rémy Camors et son épouse Gabrielle, aidés par les clients de l’hôtel de l’Union entreprennent la construction du futur hôtel du Bonhomme. Edifié sur trois étages avec 45 chambres comprenant cabinets de toilettes avec eau chaude et froide ainsi qu’électricité et chauffage central, l’hôtel est imposant. Le téléphone attribué sera le n° 1.  Max, le fils, créera l’hôtel des Dômes sur l’emplacement du Petit Bonhomme (Famille Gut).  Jean Ronchail époux de d’Aimée, fille des Camors, enseignera le ski aux clients. La seconde fille, Colette épousera Jean Bochatay, moniteur de ski. Ils tiendront le magasin de sports. Après l’incendie qui détruisit l’hôtel, c’est Colette et Jean Bochatay qui reprennent la direction de l’hôtel. Actuellement,  Edith et Pierre Bosch en sont les propriétaires.

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 Le climat en Val Montjoie

L’effet du Foehn 

        Le foehn est un vent à double face. Il se manifeste souvent sur les Contamines.
        En arrivant de la plaine du Pô (Piémont Italie), le foehn souffle vers les montagnes de l’’air chaud et humide amenant des trombes d’eau. Lorsqu’il atteint l’autre versant de la montagne, il s’est débarrassé de son humidité sur le versant italien et, en prenant de l’altitude et de la vitesse, il se transforme en devenant sec et chaud.  Ses effets sont souvent catastrophiques sur les forêts et les habitations (tempête du 7 et 8 novembre 1982).

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Expression  « En Coutère »

        Autrefois « aller en Coutère » signifiait  aller chez ses voisins pour raconter les nouvelles du village, échanger des idées.... passer un moment à discuter. Les femmes allaient en coutère l’après midi chez une voisine.


Contamines Eglise


Contamines dernier ours tué en 1835 par Morfison


Contamines centre village


Contamines centre du Village Mairie


Contamines arrêt taxis


Contamines l'hôtel Val Montjoie et église monument aux morts


Contamines l'Espace animation


Contamines Hôtel del'Union puis du Val Montjoie


Contamines Hôtel del'Union puis du Val Montjoie (3)


Contamines Hôtel del'Union puis du Val Montjoie (2)


Contamines le dernier ours sera tué en 1835 par Lubin Mollard


Contamines le centre en début d'hiver


Contamines le centre du village


Contamines la Villa éparron de 1906


Contamines La Villa les Sorbiers construite en 1906


Contamines Montjoie En Coutére


Contamines Montjoie centre du village


Contamines Montjoie ancienne maison


Contamines Les Loyers


Contamines Les Loyers le Gai Soleil et ses éparrons


Contamines vue 1857 sur le Mont Joly


Contamines village


Contamines Nant Fandraz


Contamines Montjoie route de la Frasse


Contamines Montjoie Les Loyers


Contamines Montjoie fête des muletiers


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Les loyers Chantecler


Le Mont Joly

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