L'Eau si précieuse...


Armancette fontaine



Armancette fontaine en granite



Bachal au pont des Crueys



Bachal avec sa chèvre



Bachal moderne



Bachal à la Duchère



Bachal



Bief aux rochassets



Bon Nant au Plan du Moulin



Bédière



Cascade combe d'Armancette



Cascade de Combe noire



Cascade de Nant Fandraz



Cascade du Glacier de Tré la Tête



Fontaine de l'église



Le Pontet cheval en fond tremplin de saut



Le Pontet en hiver



Le Pontet lac au printemps



Le Pontet lac Contamines



Le Pontet lac en hiver



Pont Romain



Pont de la Chovettaz



Pont de la Gorge



Pont des Cruets (ancien) (1)



Pont des Cruets ancien pont



Pré Revenaz



Rochers du Bon Nant oxyde de fer



Torrent d'Armancette



Torrent d'Armancette



Torrent d'Armancette après une crue



Torrent d'Armancette crue



Torrent d'Armancette crue

Au fil du Bon Nant

 
        Le village des Contamines Montjoie et ses hameaux sont entourés de zones humides, lacs, tourbières, sources, ruisseaux,  cascades, glaciers, névés,  torrents de fonte....

        La Commune des Contamines-Montjoie dispose, pour la distribution de l'eau potable, des points de prélèvements (captages et réservoirs) au Prélet, aux Fieugiers dans le massif de l'Armancette, et les Grassenières (hameau du Praz).
Ces points de captages ont un débit d’environ 150 m3 journalier.

        Entre autre des réserves d’eau sont stockées aux Loyers, au Baptieu, à la Côte d’Auran et aux Grassenières.

        Dans l’axe central du village s’écoule le Bon Nant sur 24 kms pour arriver, en aval, à St Gervais les Bains.  Les Celtes ont, très probablement,  donné  le nom de « Bon Nant »  à  ce torrent aux crues imprévisibles. Le Bonnant prend sa source au niveau des Lacs Jovets à une altitude d’environ 2 080 m et se jette dans l’Arve. Il est ainsi l’un des plus importants affluents de l’Arve.

         Dominé à l’est par un socle composé de granit et de gneiss provenant de l’ensemble glaciaire des glaciers de Bionnassay, de Miage, d’Armancette et de Tré la Tête, le point culminant du bassin  est représenté par le Mont Tondu (3191 m) en Réserve Naturelle.

        L’empreinte glaciaire est présente dans le paysage par de nombreuses roches polies, moraines et bassins fermés (Jovet).

         A l’ouest, les reliefs schisteux (roches friables et calcaires) de la partie septentrionale du Beaufortain  forment une barrière avec l’Arly. Le Bon Nant est surplombé par la ligne de crête qui comporte d’importantes ravines. : Aiguille Croche (2487 m), Tête du Véleray (2452m), Tête de la Combaz (2445 m) jusqu’au  Mont Joly (2 525m).

        Au fil de l’eau, le Bon Nant est souvent court-circuité. Son débit transite par un système de galeries et conduites forcées. De nombreux aménagements hydroélectriques jalonnent le cours du Bon Nant.

        Dès son amont, les prises d’eau de Tré la Tête, du Mont Tondu et du Plan Jovet captent un débit maximum pour les dériver vers le barrage de la Girotte (Savoie).

        Les eaux du glacier de Tré la Tête sont captées, les autres prises d’eau deviennent complémentaires lorsque le débit à Tré la Tête n’atteint pas les 6m3/s.

         Les centrales de Bionnay et des Râteaux turbinent les eaux après leur captage. Ces eaux sont restituées au Bon Nant au niveau du canal de fuite de la centrale de Bionnay ou du canal de fuite de la centrale des Râteaux. Le barrage des Râteaux alimente la chute hydroélectrique de Joya. En aval, la centrale du Fayet turbine les eaux captées au barrage de St Gervais les bains et restitue les eaux au Bon Nant au niveau du canal de fuite de la centrale du Fayet.

 
        La centrale de Bionnay a été construite en 1908. D’une puissance de 3,5 MW, sa production annuelle était de 14 000 MWh (environ 6 000 habitants).

        La centrale des Râteaux a été construite en 1912. D’une puissance de 8,5MW, sa production annuelle était de 30 000 MWh. (environ 13 000 habitants)

        En 1911, la centrale des Râteaux sera cédée à la Société de l’Arve et en 1946 incorporée à l’E.D.F.

        La centrale du Fayet a été construite en 1908. D’une puissance de 19,4 MW, sa production annuelle était de 63 000 MWh (environ 26 000 habitants)


Les principaux affluents du Bonnant

 

         Les affluents en rive droite : (Réserve Naturelle)

        Ces affluents sont caractérisés par un régime hydrologique de type nivo-glaciaire.

        En partant de la Commune de St Gervais : le nant Ferney, le Nazan, le torrent de Bionnassay, le Miage, le nant de Bettasset (hameau de la Chapelle), le nant d’Armancette (au niveau du Glacier d’Armencette), le nant des Tours le nant des Grassenières (Hameau de la Duchère),  le rau de la Grande Combe. Au niveau du Pont de la Téna à  1392 m d’altitude, la Cascade de la Combe Noire fait suite au nant de Tré

la Tête issu du glacier. Il reçoit les affluents du nant Blanc sous le Mont Tondu et une partie des eaux du torrent est captée par E.D.F. au niveau de Tré la Tête..

        En rive gauche : sous les pentes du Mont Joly, les Têtes de la Combaz et de Véleray :

        Le torrent du Tarchey, le rau de Véroce, de la Glaisette et  des Saugers (hameau du Quy), le nant des Meuniers (hameau Les Hoches limite avec St Nicolas de Véroce), le nant de l’Ile, le nant des Torhets, le nant de Revenaz, le nant du Cugnonnet, le nant de la Chovettaz, le nant de la Berfière (hameau du Nivorin) le nant de la Fandraz et le Nant du Lancher, le nant Rouge, le nant des Prés, le nant de l’Essert, le nant de l’Arête.

         Les Sources de la Rollaz (Fontaine Froide) situées sous les pentes du Mont Jovet possèdent des eaux aux propriétés bicarbonatées et calciques

Chaque  saison de nombreux  dégâts

         Chaque hiver, le Lac d’Armancette est recouvert par les avalanches provenant du glacier d’Armancette et de la pointe de Covagnet. Le Nant d’Armancette est alimenté par les eaux de fusion nivale et glaciaire et les fortes précipitations orageuses se produisant en été. La combe d’Armancette est un cirque glaciaire fréquemment encombré d’alluvions morainiques et par l’immense mégaphorbiaie. Les naturalistes expliquent : « mégaphorbiaie » comme un regroupement luxuriant, de hautes herbes denses, installé sur les pentes aux nombreux cours d’eau et colonisé par des saules, des aulnes...  

        Le lundi 22 août 2005, suite aux éboulements rocheux de juillet et à une première crue, une nouvelle crue s’amorce venant du nant d’Armancette et également de la Rollaz : la crue du Nant d’Armancette s’amplifie après d’intenses pluies. Le lit du torrent se creuse à l’amont des villages des Loyers et du Cugnon pour ensevelir l’ancien et le nouveau pont d’Armancette, la route départementale, la route du Cugnon.  Il refoule le Bon Nant vers le hameau de la Vy. Une crue concomitante envahie la route forestière aux Lanchers.

        Les hameaux menacés sont évacués. D’importants travaux seront effectués pour replacer les torrents dans leurs lits. Des digues seront édifiées vers le Cugnon, les Loyers et la Vy.   

        Par sa crue, le nant de l’Arête a emporté la Sainte chapelle en 1914.

        Le nant de la Fandraz dit « sur Nivorin » connait des crues orageuses depuis le début du siècle. Les avalanches atteignent la route reliant les hameaux du Baptieu et de la Vy,  (février 1961, février 1984). En 1961, l’avalanche de la Combe détruisit remises et ruchers et une ferme au sommet du Baptieu.    

        Le nant de l’Ile : l’avalanche du nant de l’Isle a atteint le Bon Nant en 1886. 

        Cette liste est loin d’être exhaustive, chaque saison amène son lot de désolation.

 

Au Rythme de l’Energie Hydraulique

 
Barrage du Nant Rouge

        La cascade des Lanchets et le rau des Coins alimentent  le tumultueux nant Rouge.

        Lors des violentes crues, jusqu’au Lay et aux Echenaz, le torrent du nant Rouge transporte des

matériaux vers la vallée et les dépose sur son « cône de déjection » (crue importante du 15 août 1969).

        Ces crues favoriseront la construction du barrage de Colombaz en 1988 pour protéger les habitations et les routes de la vallée, ne laissant filtrer que l’eau et contenant les matériaux

        En descendant jusqu’à la passerelle du Nant Rouge, le barrage apparaît tout habillé de béton.

        En venant de Colombaz, sur l’autre rive, une montée permet d’accéder à la crête pour rejoindre la télécabine de la Gorge et de découvrir le plan d’eau de l’Etape. 

 

Les Moulins

          L’homme employa, très tôt, la force des cours d’eaux pour actionner moulins et scieries.  
        Dans le Val Montjoie, les types d’édifices les plus répandus sont le moulin sur berge et le moulin de dérivation.         Le moulin de dérivation permet de protéger le moulin des colères du torrent (crues, débordements...). L’installation de canaux permet l’irrigation des champs environnants.

        De nombreux moulins ont été construits :

        Au Baptieu, à la Chapelle, Echenaz, Lay, Loyers, Molliet, Mouille, Revenaz, au  plan du Moulin. Au Quy : une scierie, un battoir et un moulin  fonctionnaient déjà au XVIIIème siècle.

        Dès le XVIIIème siècle, le droit de ban est exercé par les seigneurs. Il s’applique sur les moulins et les fours seigneuriaux. Les seigneurs perçoivent des droits (argent ou nature) pour l’installation du moulin avec obligation d’utiliser le moulin ou le four.

        Une aubaine pour les ecclésiastiques et bourgeois,  car de ces moulins, naît une source de revenus importante.

        Différents types de céréales sont amenés au moulin : avoine, orge, froment, seigle, sarrasin. On y moud le blé pour obtenir une farine qui servira à la fabrication du pain. On moud d’autres céréales dites « pauvres ». Ces céréales seront destinées au pain de moindre qualité, au maltage et à la nourriture des bêtes.

 
Les Scieries

        Le « racheu » en patois signifie scieur et la « rèsse » signifie scie. La scierie assez rare au XVIIIème siècle, est bien implantée dans le Val Montjoie. Entre Saint Gervais les Bains, Saint Nicolas de Véroce et le Val Montjoie sont répertoriées une dizaine de scieries.

        Destinées au sciage de bois privés et communaux les scieries débitent le bois servant à la construction des maisons, autres édifices et objets. Les autorités villageoises gèrent l’exploitation du bois.

        Les arbres sont en majorité des épicéas, mais aussi des sapins, des mélèzes, frênes, érables sycomores (plane). Ils sont travaillés à l’aide de l’énergie hydraulique. Le cheval participe au travail de débardage en tirant « la luge », traîneau chargé de grumes.  Par la suite « l’orset »  traîneau, équipé d’une semelle métallique  facilite le transport lors de l’enneigement. Les billons traînent sur le chemin à l’arrière en reposant à l’avant sur un coussinet à crampons.  

        Le travail de la scierie commence en automne après la saison des moissons lorsque les granges contiennent suffisamment de fourrage nécessaire aux bêtes pendant la période hivernale.

Les trois scieries des Contamines Montjoie sont exploitées par les Familles Bouvard, Henri Grand Jacques et André Hottegindre, associées avec les exploitants forestiers et les bûcherons. 

 

Sabliere à Bionnay

        Sur le torrent de Bionnassay le sable et les graviers sont exploités depuis 1901. Entre 1934 et 1946, Albert Hoste obtient le renouvellement de sa concession et la possibilité de construire une digue. La famille Martinelli ouvrira, en aval du pont,  une seconde sablière en 1946 avec un petit barrage. Cette sablière est exploitée par la famille Bagnod. Une troisième sablière a été exploitée par la famille Perroud-Guerin. Les familles Batard et Clément Orset exploiteront également une sablière sur la bédière. En 1950, c’est la famille Scarpello qui créera une autre sablière. 

        L’eau, chargée de sables et de graviers, est dirigée par une conduite en bois dans des bacs de décantation. Sables et graviers sont transportés sur des petits wagonnets guidés par des rails.

 

Les Mines

        Sur le site de Notre Dame de la Gorge, des mines de plomb, d’argent, de  cuivre, de zinc étaient
faiblement exploitées dans le lit du nant de l’Arête, aux chalets de l’Anery (de 1769 jusqu’en 1912).

        Les exploitants Gentil et Minoret originaires de Séez (Savoie) possédaient une concession mais le rendement s’avéra trop faible.
        Sur les sept mines, deux sont situées en Réserve Naturelle : Exploitée sur trois niveaux à 2 060 m celle de la Bérangère et à 2 910 m Tré la Chosal. Ces mines n’ont jamais été exploitées de façon industrielle. 
(Source Albert Gérard des Contamines Montjoie 1989 Delamette 1993)

        Vers la Combe d’Armancette on y trouvait la galène très légèrement argentifère contenant également de la chalcopyrite. La minière de la Combe d’Armancette avait des ramifications jusqu’au le glacier de Miage côté Italien.
                                                                           
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Les changements climatiques assèchent les sols lors de la période estivale. L’énergie verte épuise certains cours d’eau ou lacs. L’augmentation de la consommation d’eau, tant pour l’industrie, les loisirs que pour l’usage domestique, favorise la raréfaction de l’eau de certains milieux. 

L’eau est un patrimoine vital et précieux. Préservons-le !    

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Torrent d'Armancette forte crue (2)

Fontaine en granite sur la place du village



Fontaine en granite à la Frasse



Fontaine face aux Domes de Miage



Fontaine sur la place du village



L'Etape plan d'eau



L'Etape plan d'eau



Le Bon Nant hiver



Le Bon Nant site de la Gorge en hiver



Le Bon Nant sur le site de la Gorge (2)



Le Bon Nant sur le site de la Gorge



Le Bon Nant



Le Bonnant site de la Gorge



Le Bonnant



Le long du Bon Nant



Le Pontet lac



Le Pontet lac et tennis



Le Pontet lac gelé



Le Pontet le lac



Le Pontet le lac et les cours de tennis



Le Pontet nettoyage



Notre Dame de la Gorge fontaine en granite



Les Tappes plan d'eau



Les Tappes plan d'eau en été



Les Tappes ou l'Etape



Les Tappes le plan d'eau



Pont des Crueys (nouveau)



Pont des Loyers



Pont du Cugnonnet



Pont en bois de la Gorge



Pont en bois d'Armancette



Torrent d'Armancette forte crue



Torrent d'Armancette

Barrages l'eau apprivoisée