Alpage de Prapacot





























Cheval
































Elevage de brebis
































Ferme des cinq petits loups






























Ferme la Cry










04 Photos Patrimoine rural - planche contact 1



















Ferme à Combloux






























Brebis de race Thônes et  Marthod





























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Patou chien de troupeaux






























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COMBLOUX

Le patrimoine rural  

        Au début du siècle dernier, Combloux était, principalement, peuplé de paysans qui choisissaient des terrains plats et fertiles pour leurs cultures. Les maisons étaient construites à l’aide des matériaux locaux  trouvés sur place : pierre et bois.
Les arbres étaient abattus et équarris en fonction des lunaisons pour assurer une meilleure qualité et une résistance accrue aux parasites.
     Sous un même toit, vivaient les enfants, les parents, les grands-parents. Tous travaillaient pour l’exploitation. En début d’hiver, on préparait et partageait  le « caïon » (cochon), on cuisait le pain dans le four banal. Les  veillées étaient rythmées par la longue période hivernale où les plus âgées transmettaient leur savoir  aux plus jeunes.

L’âpreté de la vie, la rudesse du climat, et la pénibilité du travail  de la terre rendaient les conditions de vie difficiles. Le peuple de montagne était essentiellement lié à l’agriculture locale axée sur l’élevage.

Mais ces ressources n’arrivaient pas à faire vivre toute la famille et bien souvent quelques uns se voyaient contraints de partir pour trouver du travail  en tant que colporteurs ou bien en exerçant des petits métiers. Ils prenaient la route après les travaux d’été et les regains, en direction de la France souvent vers Paris mais aussi la Maurienne, la Tarentaise, le Haut Faucigny et plus loin vers les pays « alémaniques » (Bavière, Saxe...)  pour tenter d’y gagner leur vie.

Ces migrations saisonnières ont représenté le début de l’éclatement de la famille.

Lors de la période estivale, les femmes et les enfants inalpaient avec les animaux et grâce au lait fabriquaient le fromage. Les hommes foinaient en prévision de l’hiver et montaient le ravitaillement en alpage pour redescendre le fromage fabriqué là-haut. Dès l’aube, la traite des vaches commençait puis la préparation du fromage et du beurre, et le soir une autre traite.

Malgré de longues journées la vie y était paisible jusqu’à la démontagnée d’automne.  

       Grâce aux alpages et à la vente des fromages un nouvel apport d'argent venait compléter les maigres revenus des paysans.
       Les gens de la montagne, malgré leur vie en autarcie,  échangeaient beaucoup entre vallées et montagnes voisines. C’était un peuple débrouillard qui se tournait facilement vers le commerce pour augmenter ses gains.

       Autrefois, la neige était considérée comme un obstacle car la saison hivernale durait de longs mois et, lors de la saison estivale, il fallait se dépêcher de remonter la terre dans le potager, semer, récolter, engranger pour assurer la subsistance des hommes et des bêtes pendant les longs mois d’hiver en priant ardemment pour que les saints protègent les récoltes  des intempéries.
      Cette neige devint pourtant un privilège lors de l’essor touristique.

      Les « gens du pays » transformèrent leurs maisons pour les louer  aux touristes. De nombreuses maisons furent vendues  en résidence secondaire pour les touristes. Les acquéreurs aménagèrent des granges. Les villages de montagne profitèrent du développement touristique qui leur apporta des revenus complémentaires.

       Les « gens du pays » transformèrent leurs maisons pour les louer  aux touristes. De nombreuses maisons furent vendues  en résidence secondaire pour les touristes. Les acquéreurs aménagèrent des granges. Les villages de montagne profitèrent du développement touristique qui leur apporta des revenus complémentaires.
Les paysans saisirent l’opportunité et d’agriculteurs se transformèrent en "double actifs" moniteurs de ski la journée et paysan le matin tôt et le soir tard. Ils créèrent des activités liées au tourisme pour accueillir  les «  Monchus ». 


 

 

 

De nos jours : L’agriculture à Combloux

Sur les hauteurs de Combloux, la race de « Thônes et Marthod » se perpétue. 140 brebis dont 105 laitières participent à la fabrication de l’excellente tomme de brebis. Gérald Maschio décrit son métier d’éleveur de « Thônes et Marthod » avec une réelle passion.

 

La  race « Thônes et Marthod » est une race de brebis de taille moyenne. Une tête fine, un nez droit bien que très légèrement busqué et les cornes, développés chez les deux sexes,  forment une spirale horizontale large. La robe est blanche, le museau noir, et les yeux donnent l’impression d’être cerclés de  « lunettes ».

Chez les jeunes brebis la laine est bouclée. Chez les adultes la toison est assez grossière.  C’est une race calme qui sait patienter pendant les longues stabulations hivernales. Le troupeau s’adapte bien à l’estive et peut atteindre jusqu’à 2000 mètres d’altitude.    

La race est utilisée pour la production du lait, pour l’agnelage, la production du fromage et de la viande.

Autrefois, les paysans possédaient leurs brebis sans vraiment définir de races. Les transhumances d’estives et l’hivernage ont favorisé l’émergence de  deux espèces de brebis pour aboutir au début des années 1930 à une dénomination « Thônes et Marthod » issu des noms de deux villages. (Thônes est situé en Haute-Savoie, capitale des Aravis à mi-distance entre La Clusaz et Annecy. Marthod est situé Savoie dans le Val d’Arly entre Ugine et Albertville. La commune de Marthod est surplombée par les massifs du Beaufortain, des Aravis et des Bauges (Parc Naturel Régional des Bauges).

       Afin de  pérenniser une race pure, des éleveurs créeront l’Union  des Eleveurs de la race « Thônes et Marthod ». Créée en 1992, elle se transformera en Organisme de Sélection en 2008 pour la sauvegarde de la race « Thônes et Marthod ». Gérald Maschio (éleveur à Combloux) est président du Conseil d’administration de l’Union des Eleveurs de la race « Thônes et Marthod ».

Au lycée agricole de la Motte-Servolex (Savoie), une section forme les futurs éleveurs à l’élevage de cette race. La race « Thônes et Marthod » est principalement regroupée sur le territoire de la Savoie et la Haute-Savoie.

 

 

Gémoëns

 

A Gémoëns, l’activité de la  ferme des Paget se poursuit depuis cinq générations. La ferme construite en 1898 fut reconstruite suite à un incendie. Les quatre frères et un de leur beau-frère ont fait partie des

des migrants qui sont allés à Paris chercher du travail à l’hôtel Drouot.

Ayant amassés un petit pécule grâce à leur travail, ils sont rentrés au pays et ont construit des hôtels dont l’hôtel « Caprice des Neiges » à l’époque du tout début du tourisme. 

 

Dans les hameaux de Gémoëns, la Tour et l’Epine, des veillées sont organisées comme autrefois.

Aux Intages, des fermes traditionnelles jalonnent la route.

 

 

 

Au village d’Ormaret

Léon Socquet raconte, qu’au printemps, après sept mois d’hiver, il faut que la première sortie des vaches s’effectue d’après le calendrier lunaire.

Si ce n’est pas le bon jour, les vaches se disputent et ne restent pas tranquilles dans leurs parcs.

Des cloches sont accrochées au cou des vaches pour qu’en cas d’égarement, l’éleveur les situe dans l’alpage et les ramène à l’aide des chiens de troupeaux.

 

Le Gaec  « Les Montagnards »

 
       Fin  juillet 2010 en début de soirée, Ferme et habitation  de la Famille Léon et Monique Socquet ont été ravagées par les flammes,  toute une vie de labeur partie en fumée.

La solidarité des agriculteurs et des Comblorans a bien fonctionné. Après cette catastrophe, le Gaec  « Les Montagnards » s'est relevé et la reconstruction de l’exploitation  permet de continuer le relais entre producteurs et consommateurs pour la vente des produits de la ferme.

Au village d’Ormaret, face à la Chapelle,  le bassin en granite a été taillé par les graniteurs de Combloux.

 

 

 

Au trot, au Feug !

          Chez Geneviève et François Duvillard « Le Cheval de Feug »,  rassemble chevaux et poneys de races prestigieuses :

Le shetland, cheval britannique, petit cheval intelligent et confiant.

Les Franches-Montagnes (ou Freiberger en dialecte allemand) l’une des dernières races venue de Suisse du district des Franches-Montagnes est issue d’un croisement entre des juments robustes et des étalons de diverses races européennes.

Le Comtois, magnifique cheval, est la race de cheval de trait. Issu de Franche-Comté,  Comté de Bourgogne avec une origine germanique ou bourguignonne, c’est un cheval de traction lourde rustique aidant pour les travaux des champs mais qui ne pourra rivaliser à l’arrivée du  tracteur. Il a été décimé pendant les guerres napoléoniennes. En 2004 et 2005 c’est la race « Comtoise » qui a remporté le grand prix de Paris du Cheval de Trait.

Le Fjord, (Fjording ou Fjordhest) est une race ancienne et pure de  cheval de Norvège, probablement descendante de chevaux asiatiques importé par les Vikings pendant la guerre. Le Fjord est considéré comme la race la plus pure au monde d’après François Duvillard, et les variations de couleurs sont au nombre de cinq.

Louis, exploitant agricole et père de François Duvillard, lui a transmis sa passion du cheval. François a créé une EARL le « Cheval du Feug »  à l’aide de ses fils et au grand bonheur des touristes et des chevaux, attelés aux calèches et traîneaux, qui transportent les vacanciers, le temps d’une balade dans le village suivie de goûters à la ferme organisés par Geneviève.

 

Depuis 2013, en collaboration avec la S.E.M. une liaison hippomobile balade les skieurs et piétons entre la piste du Mont d’Arbois et la télécabine du Jaillet à Megève. Ce moyen de transport se place dans le cadre du respect de l’environnement.

C’est une belle « reconversion » pour les chevaux  (et mulets : accompagnant les randonneurs  en montagne) qui ont rendu bien des services tant à l'agriculture qu'à l’Armée pendant les guerres où beaucoup sont morts dans d’atroces souffrances. De tout temps le cheval a participé aux travaux des champs, au déneigement et au transport des personnes jusqu’au début des années cinquante. C’est un précieux et fidèle compagnon pour l’homme.

 

 

Les écuries des Ducs

A Combloux,  Jessica Ducrey partage également sa passion du cheval au sein d’une structure familiale, sous l’enseigne « les écuries des Ducs ».

Aux enfants et aux  adultes, du débutant au confirmé, Jessica Ducrey, enseigne plusieurs disciplines équestres, du dressage où l’on apprend à caracoler à sa monture, en passant par l’apprentissage jusqu’au stage avec passage d’examens fédéraux où plus bucolique en se promenant ou en randonnant avec un poney loué. Le ski-joëring y est aussi enseigné. Une pension accueille les chevaux.

 

 

Quelques hameaux de Combloux abritent d’anciennes fermes rénovées. 

Les hameaux de Cuchet et d’Ormaret ont gardé de nombreuses fermes rénovées et aménagées pour l’accueil des touristes. Leurs propriétaires ont su garder leur cachet d’antan.

 

A  la ferme, de savoureux goûters se laissent déguster...

 Au « Médon » chez Honorine,  au « Crêt » chez Odette, au « Feug » chez Evelyne des goûters à la ferme sont partagés.

En amont du village  en passant devant « le coin Savoyard », le chemin du Baratti amène au village d’Ormaret, où face à la chapelle la Ferme « Feige » raconte le métier d’éleveur avec dégustation du bon lait de vaches.

Au « refuge des Brons » Albert Chatellard Revenaz, entourés de ses vaches et ses génisses observe les manifestations de la nature pour « météo France ». Depuis 1982, il a remplacé Marc Socquet qui a effectué les relevés pendant trente-trois ans. (cf La place du Village).

(Une petite cinquantaine de postes climatologiques sont installés en Haute-Savoie et permettent grâce à la minutie et la patience des bénévoles, d’effectuer des relevés fiables.)

La plus ancienne ferme de Combloux datant de 1832  : « La ferme à Isidore » offre la possibilité de revivre les veillées d’antan.

 

 

 

 
        L
a période d’entre deux guerres (1920 à 1939) a vu  s’installer sur  Combloux et Rochebrune à Megève des élevages de renards argentés. L’élevage des renards (Vulpes, vulpes)  a débuté avec des renards argentés (couleur noire parsemée d’argent) issus de sélection américaine et arrivés en France à la ferme nommée « Les Renardières Françaises » (société d’élevage du renard argenté dans les Alpes).

Le renard argenté est à l’origine un renard roux ayant subi une mutation de couleur naturelle. La couleur rousse est porteuse de gêne argenté noir qui apparaît dans les populations sauvages d’Amérique du Nord.

       Le renard passait de l’état sauvage à l’état captif, confiné dans un enclos, privé de ses escapades nocturnes. Il alimentait une activité lucrative.

L’industrie vivante s’arrêta après de nombreux incidents. Les renards s’enfuyaient en creusant des terriers et furent tués par les propriétaires de poulaillers. 

 

En 1942, cent trente quatre fermes assuraient la nourriture des familles. Actuellement 23 exploitations subsistent sur Combloux (Bovins : vaches laitières, génisses, ovins, brebis laitières, (Thônes et Marthod),   équidés, (Franches-Montagnes, Comtois, Fjord, Shetland)... 

         Les agriculteurs exercent plusieurs activités, tantôt artisans, tantôt moniteurs de ski, ou employés sur le secteur des remontées mécaniques, quelques uns, à l’aide de leurs chevaux, emmènent les tourismes pour une visite autour  du village.

 

L’agriculture permet actuellement à une petite trentaine de familles de vivre sur la commune de Combloux.

 

Les fromages et les produits laitiers vendus, sont de qualité et l’ouverture du nouvel abattoir intercommunal sur Megève permet au consommateur d’acheter directement une viande de choix provenant des élevages régionaux.  

 

En avril 2011, l’association des agriculteurs de Combloux a été créée.




























Brebis de race Thônes  et Marthod






























Brebis Thônes et Marthod































Chien de troupeau
































Ferme des 5 petits loups






























Ferme Prairy






























Ferme à la Cry






























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Services vétérinaires






























Brebis de race Thônes et Marthod